Le parcours menait les participants de lieux iconiques en lieux iconiques : la majestueuse basilique romane de Saint-Sernin, dont le chantier est inauguré au XIè siècle, le plus vaste édifice du genre en Europe, invitait à la découverte du monde médiéval. Venait ensuite le parcours pédestre des rues et passages de la ville, où se tiennent de nombreux trésors. Tour Maurand, Ancien collège de l'Esquile, Notre Dame du Taur... 

Un détail d'importance ! La visite s'est effectuée dans son intégralité en langue anglaise. Nos guides se sont donc adaptés à un public international, et le patrimoine toulousain s'est vu décrire en des termes peu habituels. Nous avons été ravis de cette démarche, et nous avons on ne peut plus efficacement, valoriser la recherche en histoire et en histoire de l'art, ainsi que la ville de Toulouse. Le parcours s'est poursuivi par la découverte par le groupe de visiteurs du Capitole. Porte nord de la ville à l'époque antique, incarnation de la puissance politique des Capitouls pour des siècles durant, tout fût dévoilé aux yeux des visiteurs. Les participants ont ainsi profité du monument emblématique de la ville, avant de se diriger dans la rue Saint-Rome, non sans pouvoir y admirer la Tour de Serta ou l'hôtel de Pierre Commère.

 Article - Visite

"Le patrimoine toulousain, parcours urbain, retour sur un événement exceptionnel".

 

          Ce 27 juin 2018, l'association Mirabili'art réalisait une visite exceptionnelle pour le C.N.R.S, une collaboration qui a nécessité la mobilisation de plus de 10 membres et guides de l'association. Retour sur une visite de la Ville Rose et de ses lieux de références, et sur l'échange entre deux communautés scientifiques, celle des sciences dures et celle des sciences humaines. En effet, les participants avaient assisté à un colloque international réunissant les principaux champs disciplinaires des sciences dures. Il s'est donc agi de proposer un parcours que tous apprécieraient, sans tomber dans les vices de la délectation artistique pure ou de l'analyse d'histoire de l'art trop avancée. Une rencontre où nous nous sommes confrontés au discours adopté par notre discipline, ainsi qu'aux réactions que la médiation culturelle suscite. En somme, un échange riche d'enseignement, qui nous a permis de nous situer par rapport à nos actions et celles menées par les organismes de la culture au quotidien.  


     Cette collaboration avec l'organisme du C.N.R.S était à plus d'un titre inédite. Il s'agit même de la première visite réalisée pour un organisme et des participants extérieurs à l'Université Toulouse Jean Jaurès. Cette rencontre nourrissait l'ambition de décloisonner les mondes scientifiques et d'entretenir des liens comme ceux-ci, afin de toujours mener à bien notre mission de découverte, d'émerveillement et de réunion de tous devant un passé qui vit encore parmi nous, et qu'il est important de faire continuer à vivre. Avançant dans la ville, nous nous sommes approchés de l'eau, de la Garonne, qui a impacté la vie toulousaine en de nombreuses occasions. La découverte de l'Hotel d'Assézat, joyaux de l'architecture du XVIè siècle et des quais ont ravi nos visiteurs qui ne s'attendaient peut être pas à ce panoramique incroyable sur le dôme de la Grave surmontant le fleuve. De retour sur le lieu de rendez-vous, au Capitole, nous avons remercié et nous remercions encore les organisateurs de cette visite particulière. Nous envisageons à l'avenir de réaliser des visites pour d'autres organismes qui demanderaient nos services, et continuer ainsi les missions culturelles que nous nous sommes fixées et qui nous tiennent à cœur. A bientôt ! 




 

 

Rodez :

passée, présente, et surtout créatrice  

 

Le samedi 30 juin avait lieu la Journée de visites de l'Association à Rodez ! Cette année, nous avons mis le sens du partage au cœur de nos démarches, et nous n'allions pas garder pour nous les multiples trésors que nous avons rencontré durant cette escapade !

Et ça ne s'arrêtera pas là ! Pour cause, nous aurons rapidement l'occasion de vous communiquer de nouveaux événements autour de cette belle idée du partage, si inhérente au monde de la culture !

En attendant, nous vous permettons ici de retrouver notre album photo, consacré à la découverte d'une ville à la fois attachée à un passé lointain et prestigieux et à la création d'un grand nom de l'art contemporain du XXème siècle. 

Bonne visite ! 


Une cathédrale gothique et ses expérimentations Renaissance 

Présentée par Ariane Dor (Conservatrice du Patrimoine - DRAC)

Le Musée Soulages, un noir intemporel

Présentée par Audrey Palacin, étudiante en Histoire de l'art et membre de l'Association. 



Les hôtels particuliers de Rodez, à la recherche du grandiose

Présentée par Diane Joy, Chef de projet patrimoine de la ville de Rodez.


Article - Visite

" Églises et catastrophes : des paroisses toulousaines mises à rude épreuve ! "

Par Emeric Rigault et Oriane Pilloix

 

Qu’elles soient naturelles ou humaines, des catastrophes ont souvent malmené les édifices toulousains du centre historique et leurs usagers. Ainsi, jusqu’au siècle dernier, les paroissiens de l’église Notre-Dame de la Dalbade (XVe -XVIe siècles) pouvaient se targuer de posséder le plus haut clocher de la ville rose (81 m), fièrement dressé au-dessus des hôtels particuliers des parlementaires et des boutiques d’artisans du quartier des Carmes. Ce clocher, édifié au XVIe siècle par l’atelier du célèbre Nicolas Bachelier, ne put résister longtemps au poids de la nouvelle flèche ajoutée en 1881 et finit par s’effondrer sur lui-même avec grand fracas, dans la nuit du 11 avril 1926. Restauré suite à la catastrophe, l’intérieur de l’église, assez austère, présente toutes les caractéristiques de ce que l’on nomme le « style gothique méridional » : simplicité du plan et des volumes, parcimonie de la sculpture et importance de la muralité. Parmi les quelques éléments de mobilier conservés se distingue, entre autres, le crucifix de l’ancien oratoire de la place du Salin (XVe siècle), dont les miracles présupposés étaient si nombreux qu’ils en occasionnèrent débordements publics et querelles de clochers ! 


Le développement de ce quartier hospitalier fut d’ailleurs autant lié aux activités de la rive droite qu’aux crues dévastatrices et répétitives de la Garonne. Celle considérée comme la plus grave de mémoire récente, du 23 au 25 juin 1875, causa plus de 200 morts et ravagea le faubourg : 1400 maisons furent détruites, les grilles de la place intérieure Saint-Cyprien furent arrachées et le niveau de l’eau dépassa même les neuf mètres de hauteur à l’intérieur de l’église Saint-Nicolas, soit la moitié de la nef. Cet édifice (XIVe -XVIe siècles), méconnu mais comparable à la Dalbade par son architecture de la fin du Moyen Âge et par sa dépendance à la Daurade, abrite notamment un cycle récemment restauré du peintre académique Bernard Bénezet (1891-1892), dédié au saint patron de l’église et des bateliers. On en oublierait presque que son portail, sans doute sculpté à la fin du XVe siècle par l’atelier de Pierre Viguier et autrefois précédé d’un curieux porche à « momies » (c’est-à-dire une allée de cadavres embaumés…), ne fut pas détérioré par la violence des inondations, mais par la maladresse d’enfants du quartier jouant au football ! Édifices fonctionnels et prestigieux, les églises et les ponts que les ecclésiastiques et les Capitouls firent construire dans le centre de Toulouse répondirent à des ambitions et à des programmes. Ils durent néanmoins s’adapter à des catastrophes naturelles et à des défis techniques insoupçonnés, nous offrant aujourd’hui un aspect plus récent et remanié qu’on ne le croit souvent.

Puissant prieuré de l’abbaye de Moissac implanté en bord de Garonne, l’église Sainte-Marie-la Daurade fut entièrement rebâtie à partir de la fin du XVIIIe siècle afin d’éviter, de justesse, l’effondrement de son lourd dôme moderne. Une situation d’autant plus ironique que l’objet le plus précieux conservé dans la basilique, la fameuse Vierge Noire, elle aussi miraculeuse, fut régulièrement invoquée et portée en procession sous l’Ancien Régime afin de protéger la ville contre le mauvais sort et les catastrophes : incendies, crues, sécheresses, etc. Les prieurs de la Daurade furent également à l’origine de la création d’un pont habité médiéval sur la Garonne, vite endommagé par les inondations et bientôt remplacé par l’emblématique Pont-Neuf, dont la construction laborieuse s’échelonna de 1544 à 1632. Malgré les difficultés techniques d’une telle entreprise, similaire à celle du Pont-Neuf de Paris, et les changements de parti, le déroulé du chantier témoigna de l’inventivité des architectes municipaux puis royaux, et apporta un second souffle au faubourg Saint-Cyprien.




 Bienvenue dans la nouvelle rubrique "Articles" !

 

Que trouverez-vous ici ? Le récit de notre patrimoine, au gré des découvertes culturelles que Mirabili'art propose : en effet, chaque visite sera désormais suivie par la publication d'un petit article illustré publié sur cette page. Nous vous invitons de cette façon à découvrir notre programmation, et surtout, à vous immerger dans l'art et l'histoire de la Ville Rose, de ces lieux incontournables à ces trésors cachés. 

 

Et pour participer (aussi!) en personne à nos futurs événements, consultez la rubrique "Nos visites guidées" ou rejoignez nos adhérents et recevez la newsletter de l'association.

Bonne lecture et à très bientôt ! 

L'équipe Mirabili'art.